vendredi 15 mai 2015

ANALYSE : L’Ucad, à feu et à sang

La violence a atteint son paroxysme dans l’espace universitaire. L’Université Cheikh Anta Diop, reconnue pour la qualité de ses enseignements, est semblable à un champ de bataille. Jets de pierres, canons à eau, grenades lacrymogènes…ont pris d’assaut l’Ucad .A l’origine de cette brutalité, les réformes universitaires, le système Licence-Master-Doctorat (LMD), la lutte pour le paiement des bourses, de meilleures conditions d’études, de vie… Ici, un acte de revendication, une grève d’ordre académique ou social peuvent aboutir à un saccage d’infrastructures ou à un bain de sang.

Même s’il arrive que des policiers se blessent, force est de constater que les étudiants sont majoritairement les grands perdants des tensions qui animent le campus. Ils sont battus, violentés…Balla Gaye, Bassirou Faye sont morts brutalement lors de répressions policières. Bassirou Faye,  en Licence 1 de Maths-Physiques meurt durant des affrontements entre les forces de l’ordre et des étudiants qui exigeaient le paiement de leurs bourses. Ces revenus sont d’une importance capitale surtout pour les jeunes issus de familles défavorisées. Ils arrivent à survivre grâce aux allocations estudiantines. C’est pourquoi, ils sont prêts à tout pour l’obtenir.